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valle-di-campoloro-chapelle-sainte-christine.over-blog.com La chapelle de Santa Cristina: Un édifice majeur du patrimoine Corse et une réelle valeur architecturale avec ses fresques datant du XVème siècle

Publié le par Francescu tragulinu
Photos Jean-Baptiste Raymond,

Photos Jean-Baptiste Raymond,

 Francis orsini
 Francis orsini

Francis orsini

 et Giovanna Perini

et Giovanna Perini

Particularités de la chapelle: deux absides et de magnifiques fresques datant de 1473
Particularités de la chapelle: deux absides et de magnifiques fresques datant de 1473

Particularités de la chapelle: deux absides et de magnifiques fresques datant de 1473

Les amis de la chapelle de Santa Cristina

Les amis de la chapelle de Santa Cristina" est un groupe qui est en train de se constituer. Son objectif est de rassembler toutes les personnes qui de près ou de loin s’intéressent à la chapelle et qui ont pris conscience tout simplement de la nécessité de la sauvegarder. Nous avons déjà accumulé une somme importante de renseignements, d'informations, de documents écrits qui concernent les origines de la chapelle mais aussi la pratique religieuse, les travaux d'entretien et les restaurations.. C'est d'ailleurs une part importante de notre motivation aujourd'hui; établir au cours de sa longue histoire les modifications qu'elle a subies même si on a toujours recherché son aspect d'origine.

Comme chacun peut le constater, nous fournissons, dans ce blog, une multitude d'informations que nous avons puisées dans les documents édités par la Direction du patrimoine de la Collectivité Territoriale de Corse ou tirés de la Bibliographie, citée ci-après, ou encore de renseignements communiqués par des habitants.

 

Très important:

La récente restauration a coûté près de 550 000 €.

Nous ne devons pas attendre la prochaine restauration...

Nous avons compris, les habitants du village comme tous ceux qui s'intéressent à la chapelle, qu'il faut envisager en liaison avec les autorités locales, les organismes d'architecture et les spécialistes chargés de donner un avis éclairé sur la méthodologie et la procédure d'intervention, d' aider à la sauvegarde de ce patrimoine.

Nous nous réjouissons de l'initiative de la Municipalité de Valle di Campoloro qui souhaite créer une structure qui se chargera de l'étude et du suivi de la chapelle. Elle  veut, aussi, établir un partenariat avec Santa Cristina di Bolsena, où se trouve le tombeau de la Sainte,  afin de mettre en valeur le site de notre chapelle, une délibération du conseil Municipal a déjà été prise en ce sens. 

Nous souhaitons également qu'une information sur ses origines, sur les transformations qu'elle a subies au cours du temps soient mises à la disposition des visiteurs et de tous ceux qui s'y intéressent grâce, notamment, aux techniques nouvelles d'information et de  communication.

 

Prochainement un site internet pourrait constituer un outil intéressant.

Pendant la Messe le 24 juillet 2013
Pendant la Messe le 24 juillet 2013

Pendant la Messe le 24 juillet 2013

La chapelle Santa-Cristina 

Valle-di- Campoloro

 

Prosper Mérimée

avec son livre « voyage en Corse» paru en 1840

a fait connaître

la chapelle de Santa Cristina

à la France entière et bien au-delà de ses frontières.

La chapelle Santa Cristina  est classée aux Monuments Historiques depuis 1875, les peintures murales de ses absides ont été classées en 1908. Cet édifice, un des monuments majeurs de Corse, est situé en contrebas du village dans un cimetière qui n’est plus utilisé, avec des tombes relativement anciennes.

Elle possède un plan très particulier, comportant une nef d’aspect traditionnel conduisant à une sorte de transept largement débordant, équipé de deux absides orientales jumelées. Le chevet de la chapelle est également orné d’un ensemble remarquable de peintures datées de 1473 qui est parvenu à nous pratiquement complet malgré de nombreuses dégradations. Par ailleurs, il s’agit d’une des rares chapelles en Corse dont la construction est bien connue, puisque la date de 1470 est gravée sur le linteau de la porte sud du transept.

 

"Cette petite chapelle romane est située à Valle di Campoloro, petite commune qui jouxte Cervione à l'entrée est de la Castagniccia. Le chœur a la particularité de posséder deux absides jumelles en cul de four.
Le programme iconographique qui s’y déploie est celui que l'on retrouve dans la majorité des chapelles de Haute-Corse de cette période. Alors que la plupart d'entre elles sont attribuées à l'ordre Franciscain, très présent sur l'île, Santa Cristina pourrait avoir été édifiée par les moines bénédictins de l'île de Monte Cristo, qui possédaient des terres cultivées en Corse, et auxquelles ils accédaient par le petit port de Prunete.
L'abside sud accueille un Christ en Majesté encadré d’un Tétra morphe. L'abside Nord, une figure de la Vierge encadrée de Sainte Christine et Sainte Catherine, et aux pieds de laquelle est agenouillé le prieur de la chapelle. Sous ces scènes, un cortège apostolique se déploie sur toute la largeur du parement. Deux Saints médiateurs, Saint-Michel et Saint-Christophe, sont peints aux piédroits de l’arc triomphal, scènes surmontées
sur l'arc triomphal d'une Annonciation, de la figure de plusieurs archanges. Une Crucifixion avec sainte Madeleine, figure au tympan."

valle di campoloro: la Chapelle Sainte-Christine
La chapelle vue de la Formicaccia

La chapelle vue de la Formicaccia

Extrait de l'article publié par

Madame Moracchini

Archéologue chargée des recherches au CNRS,

dans le

Bulletin Monumental, Tome 112, N°3 année 1954

Madame Moracchini

Madame Moracchini

Bibliographie:

Pierre Lamotte, La corse historique, 1953.

Antoine Dominique Monti, Président-fndateur de l'ADECEC;"cervioni et le campulori" au fil des ans, 2002..

Claudine Levie, Archéologue et historienne de l'art, Blog "Core romane"

Elisabeth Pardon: Spécialisée dans la description  des fresques et de leur signification.

Antoine Franzini, La Corse du XVe siècle (1433‑1483). Politique et société, Ajaccio, Éditions Alain Piazzola, 2005

Jean-Paul Imbert, Jacques Falies, Marie-Pierre Imbert-Olivier, « Fresques de Corse », Autre temps, 2007, 119p.

Joseph Orsolini, « L’art de la fresque en Corse, de 1450 à 1520 », 1989, Parc naturel régional de la Corse, SAGEP Genova, 199p.

Camille Faggianelli, « Image et prières : l’art monumental de la fresque dans la Corse génoise de la fin du Moyen Age (1386-1513) Thèse de Doctorat d’Archéologie et d’Histoire de l’Art"

Marc Heller, Didier Ben Loulou, Bogdan Konopka. "Fresques à l’épreuve de la photographie ...", Albiana éditions, 2002.

Geneviève Moracchini-Mazel: Patrimoine culturel, 5-8/11/2009, Patrimoine religieux et architectural corse Les Eglises romanes de Corse, Librairie C. Klincksieck, Paris, 1967, vol.2, p.323. et article paru dans le Bulletin Monumental Tome 112 N°3, année 1954: la chapelle de Sainte Christine et ses fresques.

 

 

 

- « Le message des fresques franciscaines »

Ecrit par Laurent-Jacques Costa, réalisé par Jean-Michel Martinetti, produit par Mediterranean Dream Production

France 3 Corse.

Les chapelles à fresques constituent un patrimoine emblématique de la Corse, reconnu dans sa valeur historique et artistique à travers son classement au titre des monuments historiques.

Il s’agit d’un patrimoine disséminé dans le milieu rural, mais géographiquement circonscrit dans le département de Haute-Corse, dans un triangle entre Calvi, Murraciole et Furiani. On doit leur existence aux Frères franciscains, qui développèrent dans l’Europe et la Corse des XIVe et XVe siècles, un christianisme populaire fondé sur l’amour du Christ rédempteur, source du Salut des hommes. Composées d’images répétitives, elles délivrent un même message venant en écho aux sermons des Frères franciscains. Véritable art dirigé, la composition répétitive des fresques franciscaines traduit un idéal qui obéit aux règles de la prédiction du salut, fondé sur la révélation par l’amour divin, la Passion, la charité, l’humilité et le culte marial. Ces chapelles à fresques témoignent d’une période durant laquelle les piliers de l’Église catholique d’occident ont été forgés. Elles font aujourd’hui l’objet de réfection, sous l’égide de la Direction du patrimoine de la Collectivité Territoriale de Corse.

Le documentaire invite à la découverte de ce patrimoine inestimable, mais aussi de cet art particulier de la fresque, en suivant pas à pas le travail d’une équipe de restaurateurs, sous la direction de Michel Hébrard, dans la chapelle Sainte Christine à Valle di Campoloro, une chapelle romane unique avec ses deux absides.

Antoine-Dominique Monti fonde en 1970 l'Association pour le développement des études du centre-est de la Corse (ADECEC). Président de 1970 à 1997. Fondateur du musée de Cervione  Officier des palmes académiques

Antoine-Dominique Monti fonde en 1970 l'Association pour le développement des études du centre-est de la Corse (ADECEC). Président de 1970 à 1997. Fondateur du musée de Cervione Officier des palmes académiques

A propos du Donateur...

Camille Faggianelli  Docteur en histoire de l'art

Camille Faggianelli Docteur en histoire de l'art

 

 

La chapelle

 

... en 1589

 

 

"Selon Mgr Mascardi, visiteur apostolique..."

 
 

 

Extrait de l'article publié par  Madame Moracchini Archéologue chargée des recherches au CNRS, dans le  Bulletin Monumental, Tome 112, N°3 année 1954

Extrait de l'article publié par Madame Moracchini Archéologue chargée des recherches au CNRS, dans le Bulletin Monumental, Tome 112, N°3 année 1954

... en 1869

 

"Avant peu, le monument sera détruit..."

 
 

 

Léonard de Saint-Germain, dans son ouvrage intitulé : - Itinéraire descriptif et historique de la Corse – publié en 1869 chez L. Hachette et Cie.

avait alors écrit :

"… A un demi-mille au-dessous de Cervione, on voit sous de magnifiques châtaigniers, et proche d'un moulin, les restes d'une petite église consacrée à sainte Christine. La clef se trouve chez le curé de Mucchieto, village tout proche. L'aspect extérieur de cette chapelle n'offre aucun intérêt, on dirait une grange en ruines...

Ces peintures sont remarquables à plus d'un titre et devraient être conservées à tout prix. Malheureusement une partie de la toiture est effondrée et avant peu, le monument sera détruit.

Les archéologues se sont beaucoup occupés de découvrir le motif qui a déterminé l'architecte à donner à cette chapelle une forme aussi bizarre, mais ils n'ont pu le découvrir..."

 

 

... en 1889 

 

"Les murs de la chapelle sont à l'état de ruines..."

 
Extrait de l'article paru au Congrès Archéologique de France-173e édition-2013
 
de

Camille Faggianelli

Docteur en histoire de l'art

Déléguée régionale de la Société Française d' Archéologie

pour la Corse

 Madame Camille Faggianelli

Madame Camille Faggianelli

 

 

 

... en 2007

 

 

 

valle di campoloro: la Chapelle Sainte-Christine

La nouvelle restauration 2007-2010

Opération réalisée dans le cadre du programme de restauration des chapelles à fresques par la Collectivité Territoriale de Corse. Collaboration avec AROA Héritage / 2009. Monument Historique.

"...Ces fresques qui ont fait l’objet par le passé de restaurations dans des techniques inappropriées qui ont mal vieilli, entraînant l'apparition de sels minéraux nombreux, des ruptures entre les différentes couches d'enduit, des difficultés de lecture.
Outre l'entretien courant que nécessitaient ces surfaces (dont le nettoyage), le travail a essentiellement consisté à éliminer ces restaurations anciennes et à résoudre les altérations qu'elles avaient engendrées, puis à les restaurer à nouveau, dans leur statut archéologique.

• Dégagement des mortiers hydrauliques et anciens coulis de PVA.
• Élimination de fixatifs résiduels, des repeints;
• Consolidation de la matière périphérique.
• Nettoyage et extraction des sels minéraux.
• Reconversion chimique des blancs de plomb noircis.
• Réfection des arrici* et intonaci* lacunaires au mortier de chaux grasse
• Présentation esthétique."

Cette opération a été initiée et suivie avec beaucoup d'attention par

Monsieur Simon-Jean Riolacci, alors Maire de Valle di Campoloro

Santa Cristina

 

La pratique religieuse:

Quelques cérémonies de mariages et de baptèmes ont eu lieu au cours des dernières décennies et pourraient encore se dérouler à la chapelle. De même, en ce qui concerne les enterrements pour les familles qui possèdent des concessions au cimetière.​
La fête de Santa Cristina

Actuellement.

La fête de Santa Cristina a lieu le 24 juillet. La messe est célébrée à 11 heures chaque année et le repas champêtre autour de la Chapelle remonte aux années 1970, date à laquelle a été construite la route de Valle di Campoloro depuis e Caselacce et qui aboutit près du port de Taverna. La bretelle qui mène précisément à la Chapelle,  permet dorénavant d'y accéder en voiture. Le repas festif est depuis organisé près de la source, sous des noisetiers avec l'aimable consentement des propritaires Maryse et Pierrot Agostini. 

En fin d'après-midi la procession a lieu au village ainsi que la fête sous l'égide de l'Association Santa Cristina et depuis peu de l’Associu Sant Austinu di Muchjetu.

Avant les années 1970.

Chaque 24 juillet, la célébration de la messe avait lieu à la Chapelle à 8 heures. On y accédait à pied par le chemin communal non carrossable qui passe par Muchjetu sottano. Les festivités avaient lieu au village. Elles étaient marquées par la procession de la statue de la Sainte.

Rappelons que les processions à cette époque, empruntaient la route de Cervione et redescendaient par le raccourci en passant devant la maison Anziani, avant de faire le tour par les strette.

Dans les années 1580.

D'après le rapport de Monseigneur Mascardi, Visiteur apostolique (Rome) en 1589, la messe était célébrée dans cette église, quatre mois par an.

Selon l'article publié par Madame Moracchini dans le Bulletin Monumental  Tome 112, N°3 année 1954, cité plus haut.

 

La sauvegarde du Monument:

 

L’entretien de la Chapelle depuis 1950

En l'absence de route d'accès, les matériaux destinés aux réparations pour l'entretien de la chapelle, étaient acheminés à dos d'âne ou de mulet et quelquefois à dos d'homme.  

Alexandre Manfruelli dont le père possédait l’entreprise qui était chargée d'assurer cet entretien au gré des dotations parcimonieuses des Monuments historiques, se rappelle avoir apporté avec Félix Baggioni, tous deux employés, depuis Cervione, des sacs de ciment ou de plâtre sur le dos, dans les années 1950. A l’époque les problèmes de remontées d’humidité étaient récurrents. Il se souvient également que les fondations avaient été dégagées pour établir un drain permettant d’évacuer les eaux pluviales.

 
1969- enlèvement de repeints, consolidation et remise en état des peintures par Mr Beaudoin.
1986- Restauration
1991- Bouchage des fissures dans les murs des absidioles.
 
2002- La petite statue de Santa Cristina a été placée dans la chapelle en juillet 2002. Elle avait été commandée au Portugal par Mesdames Mannini Mathilde et Boschetti Marie pour l’offrir à la chapelle mais la commune a saisi cette opportunité pour concrétiser l’intention d’un bienfaiteur anonyme qui avait déposé, en Mairie, une somme d’argent.

 

 

 

 

 

Photos ci-dessus: vues de la  chapelle en 1900 Photo 1 , après la restautation de 1986 Photo 2 et après celle de 2009 Photo 3
Photos ci-dessus: vues de la  chapelle en 1900 Photo 1 , après la restautation de 1986 Photo 2 et après celle de 2009 Photo 3
Photos ci-dessus: vues de la  chapelle en 1900 Photo 1 , après la restautation de 1986 Photo 2 et après celle de 2009 Photo 3

Photos ci-dessus: vues de la chapelle en 1900 Photo 1 , après la restautation de 1986 Photo 2 et après celle de 2009 Photo 3

La Chapelle a subi les outrages du temps...

 

Les visiteurs qui découvrent actuellement Santa-Cristina, pourraient penser que l'intérieur de la chapelle et les murs extérieurs ont toujours été tels qu'on les voit aujourd’hui ; que les fresques et les façades ont été simplement rafraîchies.

La chapelle ayant subi les outrages du temps,  il a fallu lors des différentes restaurations opérer certaines transformations. Selon Claudine Levie, une dernière transformation importante intervint au 17e siècle avec le remplacement de la charpente par une voûte à pénétration, ce qui a nécessité la construction de contreforts visibles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est sans doute à ce moment- là qu’ont été percées les fenêtres rectangulaires du mur sud.


La restauration de la fin du 20e siècle a essayé de rendre au maximum à l’édifice son aspect d’origine : le crépi a été enlevé et la porte occidentale a été réouverte. Cette porte est surmontée d’un arc en plein cintre sans linteau.

 

Claudine Levie, est une archéologue et historienne de l’art, elle a prospecté, fouillé, dirigé un service éducatif et exercé diverses fonctions dirigeantes dans un grand musée.

 

 

Les récentes restaurations et leurs conséquences

par rapport à l'aspect d'origine

 

La restauration de 1986

En 1986, la chapelle a fait l'objet d'une restauration portant sur le cadre bâti et la charpente, suivie quelques années après par la restauration des fresques.

Camille Mazzieri était Maire de Valle di Campoloro

                                                                      

Travaux effectués:

-  La réfection de la toiture, les tuiles rouges i coppi ont été remplacées par des lauzes e teghje, sur la nef et les absides.

NB: Nous avons retrouvé le 20 février 2016, autour de la chapelle, quelques unes de ces tuiles rouges marquées du sceau des Tuileries de Marseille et une des briques du pavement de la nef. 

- La reprise des arases des murs et d'une partie des parements intérieurs du transept au ciment, piochement des enduits extérieurs des absides,précédemment refaits avec des mortiers trop étanches et création de tranchées draînantes.

Les travaux ont été dirigés par Monsieur Colas, architecte en Chef des Monuments historiques et réalisés par l’entreprise Nicolaï de Bastia. Le financement a été assuré par l’état, l’Assemblée de Corse, le Département de la Haute-Corse et la Commune.

 

 

 

valle di campoloro: la Chapelle Sainte-Christine

 

 

 

- Les fresques : Après la restauration de 1986

Les fresques ont fait l’objet de restaurations dans des techniques dites inappropriées qui ont mal vieilli, entraînant l'apparition de sels minéraux nombreux, des ruptures entre les différentes couches d'enduit, des difficultés de lecture.

Intervention d'urgence avec refixage des couches picturales et pose de facings (papiers protecteurs) sur les parties les plus dégradées, par Madeleine Allegrini

 

La restauration 2007-2009

 

- Les ouvertures de communication vers l’extérieur ; il y avait trois portes mais deux avaient été murées,

La chapelle comptait trois portes de communication vers l'extérieur, deux sur la partie sud du transept et une sur la façade ouest de la nef.

1°- Sur la photo prise dans les années 1900, on remarque une ouverture sur la façade ouest du transept, accessible par le cimetière qui semblait être, à ce moment-là, la porte d'entrée près de laquelle se trouvent trois personnes,  Photo 1

Parmi nos anciens dont certains ont plus de 95 ans, aucun n'a le souvenir de cette ouverture sinon qu'on pouvait en voir les contours puisqu'elle avait été sommairement murée sans que ce mur soit intégré à la façade. Photo 2.

Dans l'épaisseur du mur à l'intérieur de la chapelle, on y avait placé un placard.

Or, lors de la restauration de 2009, elle a disparu totalement comme si elle n'avait jamais existé, à l'intérieur on a conservé le placard. Photo 3. Cette porte aurait été percée tardivement puis murée.

2°- on a procédé à la réouverture de la porte de la façade ouest de la nef qui avait été murée, il y a fort longtemps.

Cette porte devient donc la porte d’entrée principale comme elle devait l'être à l'origine. On a placé le bénitier près de cette entrée en l'intégrant dans un mur en forme de rampe d'escalier.

Notons que la porte sur la façade sud du transept ne semble pas avoir subi de transformations depuis l'origine dont la date est inscrite sur le fronton.

 

- De nouvelles poutres sous la voute de la nef :

Les fissures visibles avant la réalisation des travaux sur les façades, ont certainement motivé le placement de chaînages avec des clés à tirant. Astucieusement ces chaînages ont été dissimulés à l'intérieur de la chapelle, dans les trois poutres qui traversent la nef. Ces trois poutres ont été placées en 2009.

- Des gouttières... Pour protéger les murs et empêcher les remontées d’humidité :

D'importants travaux ont été entrepris de 2007 à 2009 pour lutter contre les remontées d'humidité qui étaient visibles à l'intérieur de la chapelle et qui avaient un effet destructeur sur les fresques.

Des gouttières assez discrètes protègent maintenant les façades.

- Le Maître-Autel qui était dans la nef, a été remplacé par une Table Eucharistique et un Ambon installés dans le choeur

En raison de la réouverture de la porte sur la façade ouest, le Maître-Autel en plâtre a été enlevé de la nef où il prenait beaucoup de place et a été remplacé par une Table Eucaristique et un Ambon confectionnés sur place, en bois de châtaignier et installés sur une estrade elle même en bois de châtaignier.

- De nouveaux bancs dans la nef:

Les bancs en bois de chataîgnier, confectionnés sur place ont été installés dans la nef. Ainsi les fidèles font maintenant face aux absides et aux fresques.

- Le carrelage du transept et les briques de la nef:

 Ces matériaux très affectés par l'humidité, ont été remplacés par des carreaux en terre cuite.

- Réouverture d'une des fenêtres sur la façade sud:

Des trois fenêtres de la nef, celle du milieu avait été sommairement murée. elle vient d'être réouverte.

Confection et pose de nouvelles fenêtres et volets intérieurs.

- Pose de vitres sur les ouvertures de la façade nord et des absides:

- Chaque appui de fenêtre a été recouvert d'une feuille de plomb:

Pour éviter des infiltrations des eaux pluviales

- Mise en place d'une nouvelle cloche:
 L'ancienne cloche aurait été volée.
-Création d'un portillon dans le mur d'enceinte du cimetière:

La porte de la façade ouest ayant été réouverte et de ce fait redevenue la porte principale, a entraîné le percement du mur du cimetière pour créer un portillon qui donne accès précisément à cette nouvelle entrée principale. 

 

 

 

 

 La nef avant 2009- L'ancien Maître-Autel a été supprimé en 2009

La nef avant 2009- L'ancien Maître-Autel a été supprimé en 2009

La nef aujourd'hui: Photo Giovanna Perini: Des poutres ont été rajoutées  en 2009 et la porte de la façade ouest a été réouverte

La nef aujourd'hui: Photo Giovanna Perini: Des poutres ont été rajoutées en 2009 et la porte de la façade ouest a été réouverte

 Le Bénitier a trouvé un nouvel emplacement près de la porte d'entrée actuelle (façade ouest)

Le Bénitier a trouvé un nouvel emplacement près de la porte d'entrée actuelle (façade ouest)

 Le 24 juillet 2010, la fête de Santa Cristina marque la fin des importants travaux de restauration.
 Le 24 juillet 2010, la fête de Santa Cristina marque la fin des importants travaux de restauration.
 Le 24 juillet 2010, la fête de Santa Cristina marque la fin des importants travaux de restauration.

Le 24 juillet 2010, la fête de Santa Cristina marque la fin des importants travaux de restauration.

 

 

 

Vous pouvez visiter les sites, blogs et la  vidéo sur la chapelle de Valle di campoloro

présentés ci-dessous

en Cliquant sur les liens

 

 

 

 

 

La restauration des fresques 2007-2009

a été réalisée

par

l'Atelier "NOEMI"

présentation de cet atelier...
 

 

 

Toutes les boiseries de la chapelle

Charpente, bancs, fenêtre, Table Eucharistique et Ambon

ont été réalisées par

Wilboiserie

 

 

 

Santa Cristina

Sa vie, contes et légendes...

Nous devons distinguer deux saintes de ce nom.

La première était originaire de Bolsena.

La seconde vécut à Tyr et est honorée comme grande martyre chez les Orientaux.

Le 24 juillet c'est la fête commune de ces deux Saintes.

A Bolsena

Voici le texte du Martyrologe sur la sainte d’Occident. « A Bolsena, en Toscane, mort de Sainte Christine, vierge et martyre. A l’âge de onze ans, elle brisa, en témoignage de sa foi, les idoles d’or et d’argent de son père et les distribua aux pauvres. Sur l’ordre de celui-ci, elle fut lacérée de coups, soumise à divers tourments et jetée avec une lourde pierre dans la mer ; mais un ange la délivra. Plus tard, sous un autre magistrat, successeur de son père, elle subit avec une admirable constance de nouveaux supplices plus terribles encore. Elle acheva enfin sa glorieuse carrière après avoir été jetée dans une fournaise ardente où elle resta cinq jours sans en être incommodée, après avoir triomphé par la force du Christ de tous les artifices, été transpercée de traits et eu la langue arrachée ». Son tombeau fut découvert en 1886. De l’examen de ses restes on peut conclure qu’elle mourut très jeune ; tout au plus avait-elle quatorze ans.

A Palerme

Sainte Christine. Jour de sa mort : 20 juillet, vers 300. Tombeau : à Palerme en Sicile , Celle d’une jeune fille, avec divers instruments de torture.

La basilique Santa Cristina

a

Bolsena-Italie

Basilique Santa Cristina à Bolsena

Basilique Santa Cristina à Bolsena

Miracle eucharistique d'Orvieto

 

Un miracle eucharistique a marqué le XIIIe siècle, au Nord de Rome, à Bolsena en 1263, un événement décisif pour l'institution de la Fête-Dieu en 1264 par le pape Urbain IV, et qui est relaté par les fresques de la cathédrale d'Orvieto.

 

Le miracle est survenu dans la basilique Sainte-Christine de Bolsena, au nord de Rome et au sud d'Orvieto. Un prêtre de Bohème, Pierre de Prague, venait d'accomplir un long et difficile pèlerinage et il priait sur la tombe de sainte Christine. Il passait par une crise spirituelle profonde et demandait à la sainte d'intercéder pour que sa foi se fortifie et chasse les doutes qui le tourmentaient, en particulier à propos de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie.

 

Le miracle advint au cours de la messe, célébrée par le prêtre en présence de nombreux fidèles. Au moment de la Consécration, alors que le prêtre avait prononcé les paroles liturgiques sur les espèces du pain et du vin, l'Hostie qu'il tenait au-dessus du calice prit une couleur rosée et des gouttes de sang tombèrent sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre bouleversé interrompit la messe pour porter à la sacristie les Saintes Espèces.

 

A l'origine de la fête du Saint Sacrement

 

Le pape Urbain IV fut immédiatement informé de l'événement. Il vint constater lui-même ce qui était survenu. Une grande partie des reliques sont conservées en la cathédrale d'Orvieto : l'hostie, le corporal et les purificatoires de lin. A Bolsena, on peut encore voir l'autel du miracle dans la basilique Sainte-Christine, ainsi que quatre pierres tachées de sang.

Autres chapelles

dédiées à

Sainte Christine

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle Sainte Christine 

​à

 

LAMANERE - Pyrènées orientales

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle Sainte Christine  LAMANERE - Pyrènées orientalesChapelle Sainte Christine  LAMANERE - Pyrènées orientales

Chapelle Sainte Christine LAMANERE - Pyrènées orientales

 

Sainte Christine de Lamanère, est une chappelle romane (XII - XIII° siècle).

La chapelle, propriété privée, est ouverte le 24 juillet pour une messe et la bénédiction de petits pains servant au pique-nique.

Sur le dallage on peut voir la coquille, emblème des pèlerins en route pour St Jacques de Compostelle.

Situé dans les Pyrénées Orientales, en Haut Vallespir, le village de LA MENERA (Lamanère, en français) est le village le plus au sud de la France continentale, le plus au Sud du Canigó !

A quelques 800 m d'altitude, en piémont du Canigó, dans un écrin de verdure LAMANERE vous accueille, au calme, entre ses deux rivières le Taix et le Lamanere. Des randonnées, adaptées à tous, vous permettrons de découvrir ses paysages magnifiques..

 

 

Les Chapelles jumelles de Sainte Christine

à

Cuers et Sollies-Pont

dans

le Var

 

 

 

Sainte Christine de Plougastel-Daoulas

Finistère

Sainte Christine  Plougastel Finistère

Sainte Christine Plougastel Finistère

Elle est située à 4 km du bourg au cœur du village de Sainte-Christine.

Cette très belle chapelle, à laquelle le saint celte Kristin donna son nom, est désormais dédiée à sainte Christine.

L’édifice, daté du XVIe siècle, a subi différentes modifications au cours du temps.

Le pardon a lieu le dernier dimanche de juillet.

 

Saint celte Kristin : Au XVe siècle, un pèlerin a sans doute ramené d’Italie le nom de sainte Christine. Cette dernière a été martyrisée à l’âge de 12 ans dans la ville de Bolsena en Toscane vers l’an 300. Elle est la patronne de Palerme.
Elle fut d’abord attachée à une roue qui tournait au-dessus d’un brasier. Le feu ne lui fit aucun mal. Elle fut ensuite jetée à l’eau, une meule de moulin autour du cou. Elle ne se noya pourtant pas. Ses bourreaux la tuèrent à coups de flèches

En breton, ce lieu est appelé Lanngristin, du nom du village où la chapelle est située. Le mot d'ancien breton lann associé au nom d'une sainte bretonne, Kristin, témoigne d'une fondation monastique du haut Moyen Âge. Cousine de saint Hervé, Kristin a été remplacé par la vierge et martyre romaine homonyme. Au fil du temps, l'édifice en forme de croix latine subit plusieurs transformations. Le chevet polygonal à pans coupés de style Beaumanoir est construit en 1634 ainsi que le clocher. La date de 1634 est inscrite sur le chevet à l'extérieur. En 1741, une sacristie est ajoutée à l'édifice.

 

 

 

Eglise Sainte Christine 

de Lena

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